mercredi 16 juin 2010

A-t-on toujours besoin d'un plus petit que soi?

Hello mes p’tits clous,


Vous pensez qu’on peut avoir des problèmes pour avoir mis une mandale à un enfant 3 fois plus petit que nous et qui, de surcroît, n’est pas le nôtre ? Si on a une bonne raison ?

Oui ? Zut. Tant pis. Je vais juste le pourrir auprès de la maitresse alors.

Avec les enfants, on est toujours à la limite de voir surgir des angoisses atroces face à des situations qui risquent de marquer à vie nos gamins, et qu’on serait complètement impuissants à gérer.

Et là, hier l’angoisse numéro 1, c’était « mon fils est la tête de turc ».

Parce qu’il a eu mal au ventre toute la soirée, car un « copain » lui a donné des coups de poing.

Alors, bien sûr, il faut lire tout ça entre les lignes, éliminer les mensonges éhontés (de un copain, on est passé à toute une bande, voyant l’effet de ses paroles sur moi, normal que le schtroumpf en rajoute, limite c’était Godzilla qui l’avait frappé à la fin de la soirée. Et puis il était arrivé en hélicoptère et il avait enlevé la directrice. Et il avait mangé toutes les danette au chocolat. L’horreur).

Pourtant, mon fils n’a pas tout à fait le profil de la tête de turc, enfin il ne me semble pas. Ce serait plutôt le meneur, le gamin qui a toujours les bonnes idées de bêtises à faire en groupe, qui fait du bruit, qui adore tirer les ballons de foot sur le toit de l’école…

Ca colle pas quoi.

Mais quand même. Je me demande si je ne suis pas passée à côté de signes évidents, qu’est-ce qui est normal, qu’est-ce qui ne l’est pas ?

Surtout que côté narration de ce qu’il se passe à l’école, le schtroumpf est une tombe. Je respecte, c’est son jardin secret, psychologie à fond, il se construit, tout ça. Mais je brûle quand même de curiosité.

Il m’a demandé pardon hier soir, pardon de ne s’être pas défendu.

Vous feriez quoi vous ? J’avais envie de lui dire « mais oui, t’aurais du lui latter la tronche, faut pas te laisser faire ». Mais c’est pas super politiquement correct, et puis l’autre il est tout petit il paraît, et on frappe pas les plus petits que soi (Par contre, on a le droit de les pincer ou de leur tirer les cheveux. Non ? Toujours pas ?).

Je lui ai dit que l’autre devait être jaloux. Je crois que j’ai fait une connerie. Si ça se trouve, il va répéter ça à l’école, ça va énerver encore plus le minus, qui va éprouver derechef la dextérité de son crochet du droit, ou du gauche.

Mais là, sûr que je vais me le faire. Il verra sa gueule à la récré !!!

A bientôt mes p’tits clous !

PS: j'en profite pour dire bienvenue à deux puces nées récemment, voire très récemment: Johanna chez Aurore et Dimitri, et Margot chez Astrid et Olivier... bienvenue à vous deux les schtroumpfettes!!



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7 commentaires:

Flooe a dit…

Dans un premier temps en parler à l'école qu'ils surveillent ce genre de débordements.
Ensuite si ça s'arrange pas en parler avec les parents du "minus" et si ça marche pas...ben cours de boxe pour ton schtroumph "œil pour œil dent pour dent".

Mais en tout cas faut le déculpabiliser de ne pas avoir frappé l'autre car il a eu la réaction (ou la non réaction dans ce cas) intelligente tout en lui expliquant que des fois faut répondre pour s'imposer sinon il se fera marcher dessus.

Mariedk a dit…

Pas facile de savoir comment réagir dans ce type de situation. On oscille entre son rôle de mère poule et son rôle d'éducatrice et on ne sait pas quoi faire...
Le mieux, c'est d'en parler à la maîtresse et qu'elle se débrouille avec les lardons ; ça s'est passé à l'école après tout, non ?!! Ooouh la vilaine qui se décharge éhontément sur la maîtresse !!! Ben oui et j'assume, parce qu'on a déjà assez à gérer quand ça se passe à la maison et pis, on n'y étais pas !!!
Mais surtout résiste à l'envie de baffer le minus frappeur ;)

bbflo a dit…

S'il s'agit d'une seule fois, je laisserais courir. Si cela fait plusieurs fois, j'en toucherais 2 mots à la maitresse, histoire de savoir si vraiment l'autre est une teigne.
Et j'expliquerais au mien qu'il ne faut pas taper les autres en premier, mais que par contre il faut se défendre lorsqu'on est "agressé".

Eric a dit…

A cet âge-là il est dans la construction de son caractère. Donc si c'était le mien je lui dirais de ne pas se laisser faire, sinon si s'inscrit en lui l'idée de fuir devant l'adversité, ce sera toujours présent. Ensuite, pour que le schtroumpf ait confiance en l'Institution, il est primordial que l'institutrice intervienne, devant lui et devant l'attaquant, afin de lui montrer que l'autorité ne le laisse pas tomber. Ca servira aussi au méchant à voir qu'un cadre existe, des fois qu'il n'en ait pas à la maison par le père.

Anonyme a dit…

et là je reprendrais le célèbre adage d'angie : "Never start a fight, always finish it !" ... on s'en fout du politiquement correct, dis lui de pas se laisser faire ! Et si ça suffit pas, la tatie peut aussi aller remettre les idées de l'autre petit merdeux en place, ni vu, ni connu, comme ça t'es pas impliquée :p

Valérie a dit…

@Flooe: j'ai hésité à l'inscrire direct au judo ;) et bien sûr je l'ai déculpabilisé ;)

@Marie: je crois que je suis plutôt éducatrice, sauf si réellement il y a un problème, et là c'est plus mère poule, c'est mère lionne que je deviens :D

@bbflo: je n'ai aucune idée de s'il s'agit d'une fois ou pas, les questionnement du schtroumpf ne permettant pas de trancher.. j'ai donc missionné le papa pour en parler à la maitresse et/ou à la directrice, histoire 1) d'avoir le fin mot de l'histoire et 2) qu'elles surveillent de plus près le minus

@Eric: oui mais en même temps je lui ai toujours appris à ne pas taper. Et là, le schtroumpf, malin, va vite mettre le doigt sur la contradiction.

@TatieAnonyme: tu pourrais monter une expédition punitive???

VGD75 a dit…

Faut se méfier des minus, après ils deviennent président :-)
Sinon, c'est bien moi la SBF qui squatte les blogs des autres !

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