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jeudi 2 janvier 2014

Air de fêtes


Hello mes petits clous !!!

Tout d’abord, tous mes vœux pour l’année 2014, qu’elle soit pour vous l’occasion de progresser sur votre chemin, modestement ou pas, qu’elle vous apporte beaucoup d’amour et peu de soucis.

La fin d’année chez moi, c’est l’occasion de passer plus de temps avec les personnes que j'aime (oui, même si on se prend la tête parfois, this is a special message), et ce à travers diverses activités...

1) Je prépare à manger avec ma progéniture
- Maman, j'ai vu un grumeau là sur le bord, je l'ai tué. Avec le fouet. 
On ne se méfie jamais assez des grumeaux.

2) Je sors aussi sans les enfants
- Maman, c’est qui qui est invité ?
- Moi.
- Et pourquoi je pourrais pas venir, alors que je fais aussi partie de cette famille ?
- … 
3) Je joue avec les enfants
- Est ce que ça a des ailes?
- Non
- Un hippopotame!

- Est-ce que ça a deux pattes?
- non
- Est-ce que ça a 3 pattes?

- Est-ce que ça vit en Allemagne?

- Est-ce que ça pète?

- Du caca? Un crocodile? Un lapin? Un saumon fumé? 

4) Je prends la route.
A ce sujet, je prévois de lancer un kit autoroute avec un autocollant comme ça:

 à coller sur la porte des toilettes hommes en cas de besoin. Plus plein de trucs utiles (une paire de boules quies, de la monnaie pour le café, des sacs à vomi, un enregistreur de poche - voir point 6 - , un taser).

5) Je vérifie la solvabilité de mes connaissances.
Et notamment qui parmi elles a un forfait SMS illimités. Test valable le 1er janvier exclusivement.

6) Je répète en boucle de petites phrases. Ce point là ne change pas vraiment du reste de l'année, d'ailleurs. J'envisage fortement d’investir dans un enregistreur de poche pour reposer mes cordes vocales, cf point 4.
- Quand on va aux toilettes, on tire la chasse.
- Tu t'es lavé les mains?
- Dépêchez-vous!
- On est en retard.
- On est en retard!
- On est en retard!!
- Allez!
- Mettez-vous en pyjama.
- Va t'habiller.
- Mange.
- Tu as rangé ta chambre ?
- Qu'est-ce que j'ai dit?
- A table!
- On est en retard!
- A table!
- Éteignez cette télé!
- Qui a fait ça ?
- A table.
- Non.
- J'ai dit non.
- Parce que.
- Tu as rangé ta chambre ?
- Au lit!
- Va t'habiller.
- On est en retard!
- Si j'entends encore un bruit, ça va barder.
- Qu'est-ce que j'entends?
- A table.
- Non.
- Dépêchez-vous!
- Vous vous êtes lavé les dents?
- Éteignez cette télé.
- Non.
- Tu as éteint la lumière?
- Dépêchez-vous!
- Quand on va aux toilettes, on tire la chasse.
- Où est ton cahier?
- VA T'HABILLER.
- A table!
- Éteignez cette télé!
- Tu t'es lavé les mains?
- Si j'entends encore un bruit, ça va barder.
- Qui a fait ça ? 

Et chez vous, les fêtes, c’est comment ? Bonne année les petits clous !!

dimanche 24 novembre 2013

Intolérante


Mes petits clous,


le diagnostic est tombé cet été. Je suis malade cœliaque, intolérante au gluten.
Le comble, pour quelqu’un comme moi qui déteste l’intolérance sous toutes ses formes. Life is a bitch (oui, j’ai le droit de dire des gros mots si c’est en anglais, règle numéro 278 du manuel du savoir-vivre du blogueur francophone, édition 2013).

Adieu donc veaux, vaches, cochons, couvées. Ou plutôt, adieu pain aux céréales, muffins, petits pains au chocolat, brioche chaude sortie du four, pizzas, pâtes.


Adieu
 

Le gluten étant [wikipédia] "la fraction protéique insoluble du grain c'est-à-dire la substance azotée visqueuse, obtenue par lixiviation (lavage par l'eau) d'une pâte de farine panifiable, tirée de certaines céréales comme le blé ou le seigle et dans une moindre mesure l'orge".
L’avoine aussi, enfin on sait pas bien mais dans le doute, j'évite. Ils ont pas l'air bien d'accord les scientifiques. En gros, je peux virer toutes les céréales de mon alimentation, sauf le riz et des trucs improbables comme le millet ou le fonio, du genre que tu trouves à tous les coins de rue, surtout si t'as un Naturalia au coin de la rue d'ailleurs. Sinon, c'est plus compliqué.

C'est cool, c'est à la mode. Non, il y a des maladies où tu passes un peu pour un has been (la tuberculose, la cirrhose, l’épilepsie) alors que là, je vais me faire bien voir de tous les bobo bios de mon entourage, chacun y allant de son conseil.

Pour contrôler ma maladie, j’ai donc supprimé intégralement le gluten de mon alimentation, facile, c'est pas comme si toute l'alimentation occidentale était basée sur le blé, hahaha.
Plus de pain, de farine, de gâteaux, de sauces, de plats cuisinés, de glaces, de pâtisseries de... Tout. Vu que le gluten est utilisé même dans le poivre en poudre, c'est pour dire.
J'ai plus qu'à me retrousser les manches et faire tout moi-même, de mes blanches mains, avec des produits alternatifs, on s'y fait très bien, c'est juste moins bon, plus cher et ça prend dix fois plus de temps à préparer.

pour pouvoir assumer mon régime sans gluten, j'ai du prendre un second travail et un prêt sur 30 ans
                                          

Parce qu'il ne faut pas la moindre miette, trace, ou quoi que ce soit. Faut devenir psychorigide du gluten. Rapport que ça a a peu près le même effet sur tes intestins que, mettons, de l’acide chlorhydrique. Pas pur, mais presque.

Heureusement, il paraît que ça fonctionne très bien. Pour preuve les nombreux forums: “Depuis que je suis au régime sans gluten, je n'ai plus de maux de ventre, je suis moins fatigué, j'ai perdu 5 kg, mon ventre a dégonflé, je n'ai plus de boutons ni d'arthrose.
Si l'on en croit les témoignages, le régime sans gluten peut aussi augmenter le pouvoir de séduction, faire revenir son conjoint, rendre plus beau et plus intelligent, faire gagner au loto - chance aux jeux - examens, désenvoûtement, impuissance sexuelle, fidélité absolue, protection contre les ennemis résultats garantis dans les 3 jours, anxiété, insomnies. Il rend le poil brillant et soyeux, fait l’œil vif et clair, la fesse rebondie.

 Oui, le régime sans gluten est à la mode, y compris chez les gens qui ne sont pas intolérants mais, forcément, Jo-Wilfried Tsonga et Gwyneth Paltrow s’y sont mis alors.

Jo-Wilfried, tu sais qu'il y a du gluten là dedans???

 L’avantage de la mode, c’est que l’on commence à trouver quelques produits sans gluten en France et quelques restaurants qui sont un peu sensibilisés au problème. Pas beaucoup. Et à un tarif entre 3 et 20 fois plus cher que le produit équivalent avec gluten. Non, je n’exagère pas. Comme pour d’autres sujets, la France n’est pas exactement en avance dans le domaine.

Dans la plupart des restaurants, en France, enfin ceux dans lesquels tu crois que tu peux aller quoi, à priori, vu les plats proposés (tu bannis toute la restauration rapide de ton alimentation, ainsi que toutes les boulangeries), dans les restaurants donc, lorsque tu évoques le problème, ils te regardent avec des yeux de bulot, immédiatement suivis par un air d’intense réflexion, ils font ensuite un détour en cuisine et reviennent te proposer les plats sans lactose.
Hahaha. Non, pas lactose. Gluten.
Non c’est pas pareil.
Non, je ne suis pas végétarienne non plus.
Voilà. Sauf que j’avais dit sans sauce. Oui, je sais, elle est à côté, mais même à côté c’est pas bon.

Bref. Intolérante au gluten, donc. Va falloir m’y faire, rapport que c’est, comme qui dirait, à vie.

Et vous les petits clous, des allergies ou intolérances particulières?

mardi 3 septembre 2013

Où tu voudras, quand tu voudras


Je suis tombée in love du Québec.

J’sais pas pourquoi, j’connais même pas encore mais j’suis en train de checker l’prochain vol pour Montréal.

J’vais donc te pondre un texte en québécois, non, j’le parle pas mais j’en ai lu plein pis c’est pas si tant difficile, suffit de mettre des mots des States, sauf ceux qu’on utilise en français, qu’ceux là faut les mettre en ancien français, et des raccourcis en d’dans, avec des tsé par ci par là et quelques osties bien senties. Pis t’inverse quelques articles.

J’suis in love, rapport que les québécois ils ont plein d’humour pis y sont pas comme nous. Et moi les gens pas comme nous ça m’a toujours plu. Parce que parfois les français j’en ai ras la cap, entre les parisiens un peu frais chiés qu’on tout connu et qui doutent de rien et les autres qui sont rien que des bouseux à vaches ben niaiseux.

Alors quand j’ai eu une journée de marde, du genre que mon char il démarre pas pasque j’ai oublié d’aller gazer, que j’retrouve un gomme collé sur mes souliers neufs, que mon cell fait des trucs weird, que j’me suis chicanée avec mon chum qui m’perce des dents ou que j’fais tout croche dans ma job, bref, quand ma vie elle est trop plate et que j’suis down j’vais faire un tour sur un blogue québecois.

Genre, çui là : Les populaires.

C’est awesome. J’me lis un article jusqu’au boutte.

On y parle de pâte à dents, et de filles qui se font bronzer les boules. De collants qu’on colle dans des cahiers d’écoliers (paye tes allitérations), pis de temps des sucres et d’ours blancs. On y mange un beigne et du beurre de peanut et on boit du gin dans un flasque, ostie. On y voit des patentes fucking malades.

Come on. Le prochain flight, il est à 6pm. Tsé, si j’me hurry, j’peux p’t’être le catcher. J’prendrais pas mon base jusqu’à la fin de semaine.

lundi 2 septembre 2013

Dans le bain


Bonjour les petits clous !

Je suis de retour de vacances après une année Santa Barbara pour moi. Comprendre, vous prenez un scénario improbable d'une série TV des années 80, celle dont vous dites « ah vraiment ces scénaristes quand même on voit qu’ils savent pas quoi inventer, n'importe quoi, à ce point là c’est grave », vous incrémentez ensuite le nombre de péripéties de manière exponentielle dans tous les domaines et ça donne ma vie ces derniers temps. Au moins, je ne m’ennuie pas.

Sinon, parfois, ma bio-attitude me fait faire des trucs bizarres. Je me laisse convaincre, aidée en cela par la super promotion dans ma pharmacie, 10 galets pour 9,99 €, que OUI, j’ai absolument besoin de prendre des bains aux huiles essentielles. Prendre soin de soi, lâcher prise, penser à soi pour mieux penser aux autres, etc… (j’ai lu ça dans Psychologie Magazine, ou dans Femme Actuelle, je ne sais plus bien. A moins que ce ne soit dans un Gala édition collector juillet 1990 de mon coiffeur).

A vrai dire, la pharmacie n’a pas besoin de me pousser beaucoup. J’investis régulièrement et par crises la moitié de mon salaire dans des tubes homéopathiques conseillés par des sites internet divers dont la seule caractéristique est de ne jamais proposer la même solution au même problème, combinés avec des compléments en vitamines, minéraux, pro et prébiotiques, assortis de quelques infusions et gélules aux plantes…
Parce que maintenant, une pharmacie (ou para-pharmacie), ça ressemble à ça :
Et là, je pense que tu as compris pourquoi je n'étais pas devenue infographiste


Bon courage pour t’y retrouver, chaque laboratoire avançant une étude SCI-EN-TI-FI-QUE prouvant les qualités de son produit (si tu n’as pas un bac +12 option pharmacologie tu auras du mal à contester la validité des dits résultats).

Je prends donc tout, en même temps bien sûr, mon planning journalier ressemble à celui d’Obama. Dit comme ça, ça semble pitoyable. Et bien...
...ça l’est. Voilà.

Donc j’ai acheté des galets effervescents aux huiles essentielles bio pour le bain. D’une marque allemande (le bio allemand pour les produits de beauté, ça fait tout de suite sérieux, je sais pas pourquoi) (ah, le bio et l’allemand, une grande histoire d’amour, un peu comme la birkenstock et l’allemand, ils savent que le monde entier se moquent d’eux, mais ils continuent à en porter).

Ce jour là, j'ai choisi mélisse. Ça rime avec réglisse. J'adore la réglisse.
Un bon bain à la mélisse, ça délasse, c'est marqué dessus, "délassant". Petite bougie, eau tiède qui coule et galet qui fait pschiiit au fond de la baignoire. …

L’odeur exhalée flotte dans l’air et chatouille mes narines…

Bon. Soit j’ai mal compris, soit citronnelle se dit mélisse en allemand. L’avantage, c’est que je ne devrais pas avoir de soucis de moustiques cette nuit. Par contre, pour le côté relaxant, c’est raté. Tu t'es déjà délassé dans un bain d'anti-moustiques toi?

Surtout qu'en plus de ça, l'eau vire au jaune d'or.
Il faut donc que je me "délasse" dans une eau qui ressemble maintenant à de la pisse de chameau chaude. Jaune foncé, et bien mousseux.

Le bio allemand, comment dire...ça manque un tout petit peu de délicatesse.

jeudi 25 octobre 2012

Colère noire


Je l'intercepte avant qu'elle ne me touche.

J'en fais une toute petite boule bien concentrée, emmêlée et noire, que je cache tout au fond de moi.

Je l'agglomère avec une masse d'autres petites boules, toutes aussi noires et emmêlées.
La masse ne grossit pas, elle se concentre juste un peu plus encore.

Je l'écrase sur elle-même, je la mélange, je la compresse, jusqu'à ce qu'elle ne veuille plus rien dire, jusqu'à ce qu'elle s'effondre en elle-même, trou noir et minuscule qui engloutit le reste et existe pour lui-même et indépendamment de moi.

Je la ressens comme une gêne permanente, sans plus de cause ni d'objet, juste là.

Elle n'explosera pas. 
Elle consumera, subrepticement, tout ce que je voudrais bien laisser traîner a sa portée. Elle me hurlera des mots incohérents quand je me croirais l'esprit libre. En anglais, parce que ma colère parle anglais. Parce qu'elle est trop bien élevée pour hurler en français.

Je l'ignorerai.

Elle hurlera sur des paroles de chansons qu'elle reconnaîtra comme siennes. Elle cherchera à se faire remarquer, de plus en plus.

Je suis là.
Tu n'as pas envie.

JE SUIS LA. Regarde moi...

Petite pelote de colère sans nom, seule et perdue. Moi seule pourrait l'aider à se comprendre, à se résoudre.

La dérouler...

A chaque nœud, assimiler. Ressentir totalement cette colère, une dernière fois.

Plus forte, une dernière fois, comme si, enfin purifiée et libre de sa gangue, elle brillait de mille feux, étincelante.

 Et puis, elle se dissoudra lentement dans l'air.

Je ne pourrai pas dire à quel moment elle aura cessé d'être.. Son image rémanente restera quelques instants de plus en moi, avant de disparaître à son tour.

Je serai vide et libre.

vendredi 19 octobre 2012

L'avion


Il y a des gens qui ont peur en avion.

Moi pas. Je veux dire, pas du tout, aucune ironie dans ce "moi,pas".

Par exemple, j’ai une peur panique des mille-pattes et des guêpes, je n’aime pas particulièrement l’idée de la mort et je supporte difficilement l’idée d’avoir le hoquet, mais l’avion, j’adore.

J’aime me rendre à l’aéroport, comme ces choses compliquées et rares, prémices d’un bonheur annoncé.

J’aime tendre mon billet à l’hôtesse, et ce petit sursaut de peur lorsque je crois avoir oublié mes papiers. Alors que j’ai vérifié cinq fois depuis que je suis partie que je les avais. Et qu’ils ont migré de la poche de la valise à la pochette de l’ordinateur, de la pochette de l’ordinateur à mon sac à main, de mon sac à main à la poche intérieure de mon blouson, de la poche intérieure de mon blouson à ma main droite, de ma main droite à la pochette de l’ordinateur. Je vérifie partout. Y compris dans ma main droite.

J’aime choisir la place près de la fenêtre. Toujours.

J’aime passer la douane, voir l’intérieur de mon sac aux rayons X et en couleur, tenter de deviner ce qui est quoi.

J’aime passer devant les magasins duty free, regarder les vêtements hors de prix et les paquets de M&M’s taille XXL, et ne rien acheter.

J’aime attendre l’embarquement, sur un siège un peu à l’écart. Entendre les annonces pour les passagers en retard pour d’autres vols. Me plonger dans mon livre. Voir les avions à l’arrêt, et deviner celui que je vais prendre.


J’aime monter à bord, me faire accueillir par une hôtesse qui va me prendre ma carte d’embarquement pour m’indiquer le couloir, « c’est tout droit », comme si je pouvais tourner à gauche ou à droite et ressortir.

J’aime ranger mon blouson dans le coffre au dessus de ma tête, et mon sac sous le siège devant moi. Régler ma ceinture, et sortir mon coussin de son sac plastique.

Et les consignes de sécurité que je n’écoute pas.

J’aime rejoindre la piste en roulant tout doucement.

J’aime le flottement en moi, lorsque le pilote pousse les gaz à fond mais que les freins sont encore serrés.
L’accélération.
Ce moment suspendu où la roue avant décolle du sol, et où l’arrière de l’appareil et mon estomac sont encore sur terre.
Le whouf dans un dernier effort, et le bruit qui s’amenuise soudain.

Le virage sur l’aile, très vite après, et enfin les rumeurs mécaniques du train d’atterrissage qui rentre.

Et, tout de suite, les hôtesses qui se lèvent et vont faire tinter des verres, cachées derrière des rideaux bleus.

Ensuite, elles viennent vous proposer à boire, et des gâteaux apéritifs, pour accompagner. Salé, ou sucré ?

Je prends un jus de tomate, dans l’avion. Avec du sel au céleri, et une touillette en plastique.

Parce que l’avion est aussi le seul endroit au monde ou l'on boit du jus de tomate avec du sel au céleri. Regardez chez vous, vous avez un pot de sel au céleri dans votre armoire? Si oui (j’ai des doutes), allez voir sa date limite.

Je monte le son dans mes écouteurs. Je regarde là-dessous, en bas, les nuages, les villages, les fleuves, la mer.

Il fait beau, toujours, dans l'avion.

Il y a des gens qui ont peur en avion.

Moi pas.

mercredi 10 octobre 2012

Format court - au bureau



Est-ce que manger les crocos haribo de son collègue en son absence c'est tromper ?






- Tiens. M. X, « gérant Actif Passif chez Société Géniale SA » a consulté mon profil LinkedIn.
- Je savais pas qu’il fallait mettre ses préférences sexuelles, moi, sur LinkedIn.






- Et bien, pour la facturation, c’est facile, on n’a qu’à faire comme l’année dernière!
- Mais comment on faisait l’année dernière?
- Aucune idée.


mercredi 26 septembre 2012

Réunion


-  on a vérifié l’inventaire des prises 1 giga et on n’est pas d’accord sur....

Qu’est-ce que je vais faire à manger ce soir ? Des pommes de terre ? Non, trop lourd. Pas après le séminaire à Toulouse d’il y a 3 jours. J’ai pas encore osé remonter sur la balance, je sais, c’est pas super courageux, mais pas la peine de se plomber le moral non plus. Je sais pas. Je crois qu’il reste un céleri rave dans le frigo. Ça se prépare comment, le céleri rave ? Cru ou cuit ? Puis bon, les schtroumpfs vont pas aimer. Oh et puis tant pis pour eux, après tout.

-  Et tout ça a des conséquences sur l’Indonésie, on va être obligé de faire un RFP...

Tiens, ça me fait penser que je partirai bien en vacances, moi. Je sais que ça ne fait qu’un mois que je suis revenue, OK, mais c’était un mois juste horrible. Ou alors un week-end ? Faudra que je vérifie la météo, tiens, pour ce week-end.

-  Quels sont les leviers qui permettraient d’optimiser... 

Elle est pas mal la photo du mariage, enfin celle sur laquelle je fais pas la grimace, quoi. Et puis quelle idée de mettre une robe rose ce jour là, comme 90% des femmes présentes. Faut dire que j’ai pas eu de pot, c’était la couleur choisie par la mariée pour les témoins. Enfin, pour les témouines. Tiens, c’est rigolo ça. Faudra que je le note pour mon blog. Je suis sure qu’on peut trouver une rime qui fasse rire. Et non, pas celle-là. Une autre. Enfin bref, pour en revenir à la photo, il faudrait que je la fasse développer.

-  Aujourd’hui, on est plus sur des problématiques comptables... 

Ah ben là, je te le fais pas dire. Pile le sujet. Mais bon, c’est pareil pour tout le monde, hein. Surtout si on part au ski pendant les vacances scolaires, mais bon, cette année on va être obligé, on peut pas continuer à faire manquer l’école aux schtroumpfs. Quand je pense que ça revient trois fois plus cher que le reste du temps, c’est juste la folie. Et tout ça, pour passer son temps à faire la queue aux télésièges. Tiens, ça me donne soif.

-   Quand on analyse les causes d’insatisfaction... 

Ouh là ça ça va encore être pour notre pomme. Enfin, pour MA pomme. Les causes d’insatisfaction, ça tombe généralement chez moi. C’est dans quel livre déjà que le boulot du héros c’est bouc émissaire chez un éditeur? Ça ressemble pas mal à ce que je fais là. Il faut vraiment que j’arrête de me ronger les ongles. Oh là là. Déjà 17h10. Et en plus, il pleut dehors. Donc non seulement, je risque d’arriver en retard à la garderie, mais en plus, je n’ai pas de parapluie. Et puis quand il pleut c’est connu, le RER il est en retard. C’est mathématique. Il fait chaud, le RER est en retard. Il pleut, le RER est en retard. Il fait froid, le RER est en retard. Il y a trop de monde, le RER est en retard. Là pour le coup, il y aurait vraiment des raisons valables de noter l’insatisfaction client.

-  Bon, je suis désolé, je vais devoir vous laisser, j’ai une autre réunion qui commence... 

Ah ben vas-y, tu m’as piqué ma super excuse numéro 327. Comment je vais faire maintenant pour partir en loucedé? Non, et puis je peux pas, décemment. C’est moi qui organise, quand même. Ah, tiens, ça s'agite. Allez, je conclus, c’est le moment là, ils sont bien: « Bien, de toutes façons nous avons vu les principaux points, pour le reste je vous propose de voir ça par mail. Au besoin, vous trouverez toutes les autres informations dans le support de réunion, avec un certains nombre d’éléments annexes de justification. Merci à tous ! »

Et hop, Gerflor. Je crois que je m’améliore.

vendredi 20 juillet 2012

Ma YES list

Hello mes petits clous !!

Aujourd'hui vendredi j’avais envie de vous faire partager mes petits bonheurs et joies de cette semaine. Et non, rien à voir avec le temps (même si avant-hier après-midi, on a vu le soleil, et ce, plusieurs heures de suite. Tout arrive).

La bonne idée de la semaine: le panier fraicheur de la SNCF 

Pour une fois que je rends hommage à la SNCF pour une super bonne idée, ouvrez vos esgourdes les petits clous.

J’ai découvert environ 5 ans après tout le monde (mais seulement 3 mois après la mise en place du service dans ma gare, ça va quand même) cette idée géniale : le panier de légumes de saison produits par un agriculteur de la région et livrés directement dans ma gare un soir par semaine.

Ce qui me plait, c’est que je sais à l’avance ce qu’il y aura dans le panier parce que j’ai un petit mail qui me prévient de tout ça (avec en prime des idées de recettes), et je peux décider à ce moment là de le prendre. Ou pas.

Pas d’abonnement donc dans cette formule ultra souple et pas de détour non plus pour aller chercher mon panier, je le prend en sortant du train, tout ça pour un tarif correct (c’est pas donné non plus, mais correct quoi, 10 € le sac avec en gros 3 kg de légumes, une salade et des aromates) (oui, pour toi qui habite à la cambrousse, ça peut te paraitre extrêmement cher, mais sache qu’à Paris, c’est correct).

J’ai récupéré mon premier panier test hier soir, histoire de juger de la qualité des légumes vendus. Rien à redire! La salade est une vraie salade qui pousse dans la terre avec des feuilles qui croquent et du goût, pas un succédané sous plastique. Pareil pour les autres légumes... Par contre un panier ça fait extrêmement juste pour la semaine, même si l'on n'est que deux à la maison en ce moment.

Si jamais vous trouvez ça vous aussi super comme concept ET que vous passez dans une gare Transilien tous les jours, vous pouvez vous renseigner là :

http://www.transilien.com/web/site/accueil/service-transilien/panier-fraicheur-SNCF/

L’application sympa de la semaine: I like France de Allianz

Moi, j’adore le sport.
De loin, généralement, et rarement le foot, mais quand même. Et vous savez quoi? Ca tombe bien, c’est pas un sport olympique. (J’aime pas non plus la natation synchronisée, je trouve que les filles ont un air pincé, vous trouvez pas ?).

J’aime le sport, mais pas au point d’aller à Londres encourager les athlètes français, ceci dit (vous avez vu le prix des billets ? Anyway.).

Et donc, lorsque j’ai découvert qu’il existait une application facebook lancée par Allianz (assureur officiel des jeux) pour supporter les athlètes français aux JO, leur envoyer des petits messages d’amour, texte ou même vocaux, j’ai trouvé ça cool.

J’ai donc décidé d’envoyer des messages personnalisés pour des athlètes variés, brillants par leur charisme, leur parcours, leur esprit d’équipe et leurs nombreuses autres qualités. Y compris photogéniques, les qualités.

Genre eux, au hasard, hein.


(Brian Joubert) Tu veux bien aller passer ton costume? C'est à toi dans trois minutes!
(Camille Lacourt) Tu me donneras l'adresse de ton dentiste?
(Romain Mesnil) C'est bizarre comme le saut à la perche est devenu un sport intéressant ces derniers temps...
Ah non, scusez, j'me suis trompée de photo. Sinon, François, c'est TROIS doigts sur la corde qu'on met, pas quatre.

Il y a une vidéo qui explique tout comment le bidule marche bien mieux que moi:

http://www.youtube.com/watch?v=ghqh95fo5hM&feature=player_embedded

Et ce que la vidéo ne dit pas (donc je te le dis) c’est qu’à chaque message laissé Allianz s’engage à verser 1 EURO à la Fédération Française du Sport Adapté. Je ne peux que plussoyer.

Enfin, les athlètes, eux, pourront consulter leurs messages au club France et surtout y répondre (Camille, Brian, Romain...) et il y aura plein de trucs technologiques un peu geeks donc sympa autour : mur d’images avec défilement des messages, bulles de son personnalisées pour écouter ses messages vocaux, etc...
Vous trouverez l'application ici:
http://www.facebook.com/AllianzSport/app_403916589652213


Le film de la semaine : Starbuck 



C'est pas que j'aille très très souvent au cinéma, rapport aux schtroumpfs. Mais quand même. Surtout ces derniers temps, je me rattrape.

Et, sur l'ensemble des films que je vois dans l'année, j'en vois en moyenne un ou deux par an qui me font cet effet là.

De ces films qui, par une grâce que je ne m'explique pas, créent une ambiance particulière et presque magique avec des éléments pourtant communs et que tu trouves dans tout un tas d'autres films. Sauf que là, c'est différent.

La dernière image passée, je me lève après tout le monde, un peu groggy, et je voudrais juste que ça continue encore des heures et des heures. Aucune envie de parler ni d'analyser, juste que la magie continue encore. Un peu.

Je pourrais vous dire qu'il y a de bons acteurs, un bon scénario, que le regard sur les personnages est à la fois juste et tendre.

Je pourrais vous dire qu'on rit au moins 533 fois. Et pourtant, ce n'est pas un film comique.

Je pourrais vous raconter l'histoire. Je ne le ferai pas.

Je vous dirais juste de vous dépêcher, avant qu'il ne soit plus projeté nulle part.


A bientôt mes petits clous!

mardi 17 juillet 2012

Les bonnes raisons d'avoir des enfants (part 2)


C’est pas que je veux ab-so-lu-ment qu’on me prenne pour une mère indigne. Que je ne suis pas.
Que celui qui n’a jamais pêché me jette la première bière (une Murphy’s si c’est pas trop demander ?) (oui, je sais, je suis une femme Barbara Gould).

Mais en me creusant le ciboulot pour trouver une seconde bonne raison inédite d’avoir des enfants, comment dire... Celle-là m’a sauté aux yeux. Rapport à la période.

Alors, la seconde bonne raison d’avoir des enfants, à mon sens, c’est de pouvoir profiter à fond des moments où ils ne sont pas là.

Comment ça c’est une raison toute pourrie ? Pas du tout !

Sans être passé par la case enfant, on ne peut PAS appréhender dans sa pleine mesure la préciosité de ces moments où tout peut se faire sur un coup de tête.

Non, parce qu’il y a des gens qui n’ont pas d’enfants, et ben ils restent chez eux le soir à rien faire au lieu de se cultiver ou de se distraire. Je sais, j’ai les noms. Il parait même que certains d’entre eux regardent TF1, il paraît.
Truc de dingue.

Alors qu’il ne viendrait à l’esprit d’aucun couple avec enfant normalement constitué de regarder TF1 un soir où les schtroumpfs sont casés ailleurs. (CQFD : avoir des enfants permet d’augmenter son QI, je vais peut-être le caser dans une prochaine rubrique).

Sans enfants, par exemple en les ayant opportunément refourgués aux grands-parents pour les vacances (par exemple), on rattrape des mois sans (ou presque, on n’est pas des bêtes) ciné, théâtre, soirées, concerts, restaurants. Et surtout, sans SURPRISES.

Alors, bon, oui, c’est un peu fatigant, à vrai dire. Mais c’est bon.
 - Vous passez à la maison ce soir ?
- OK !

- Tu viens prendre un pot ?
- OK !

- On se fait un ciné ?
- Yes!

- Tiens y a Charles-Etienne qui nous a...
- oui !!!!!

(N’allez pas en déduire que je suis une fille facile, hein. Ni d’ailleurs que j’ai un ami qui s’appelle Charles-Etienne, faut pas déconner. Ceci est un exemple d’illustration.)

Et puis, finalement, l'avantage de sortir, c'est que ça évite aussi de voir à quel point la maison est désespérément vide. Sans enfants.


Pour lire l'épisode précédent, c'est par là: http://valerieleblog.blogspot.fr/2012/05/les-bonnes-raisons-davoir-des-enfants.html  .

mardi 10 juillet 2012

le dilemme du mascara

Chers petits clous,

Je ne vous l’apprendrai pas, la vie de femme est difficile. Il s’agit le plus souvent de choix impossibles à faire, de combats difficiles à mener. Bien plus que les hommes, nous somme confrontées à l’utopie d’une réconciliation possible entre ce que nous pouvons faire, et ce que nous voudrions faire.

J’en veux pour preuve le dilemme du mascara.

Malgré les apparences, ce titre magnifique n’est ni celui du dernier roman de Murakami, ni celui du Molière du spectacle comique 2012.

Il représente juste la question sans réponse que chaque femme se pose chaque matin devant sa glace : longs, ou épais ? Volume, ou longueur ?

Parce qu’il n’existe quasiment pas de mascara qui fasse les deux. Vous choisissez donc d’allonger vos cils avec un mascara allongeant, ou de les épaissir avec un mascara... épaississant (ou « volumateur », ce qui est plus vendeur, parce que dans le domaine de la beauté le mot épais est proscrit, bien évidemment, tout comme le mot gras que l’on remplace par lipide, comme par exemple dans « relipidifier la peau »).

Et là, vous vous demandez, à juste titre, quelle occasion justifie le port de cils épais, et quelle autre de cils longs ?

Bigre.

A vrai dire, moi aussi.

J’ai donc inventé un nouveau concept, la blépharocapillémie, la science qui permet de déterminer le rapport optimal entre longueur et épaisseur des cils en fonction :
  • des différents événements de votre journée
  • de la météo
  • du contenu de votre trousse de maquillage
  • Et, éventuellement, de l’âge du cheval blanc d’Henri IV
Je suis d’ailleurs en train d’affiner ma théorie pour pouvoir déterminer en plus du type de mascara le nombre optimal de couches à passer.

Exemple : samedi matin, il pleut, il faut sortir le chien, et je risque de croiser la voisine dans l’escalier. Conclusion : mascara allongeant, une couche. Si possible, mascara waterproof, d’ailleurs.

Autre exemple: samedi soir, soirée en boite, grande première depuis... bref. Conclusion : Mascara volumateur, trois couches.

Mais bon, c’est pas simple tout ça.

J’attends juste le moment où un mec de chez l’Oréal se dira lors d’une séance de brainstorming intense:

« mais, et les mecs, soyons fou, je sais, vous allez me prendre pour un dingue, mais on a dit pas de censure, pas de tabous, parfois les meilleures idées viennent de cette liberté de paroles et de pensées qu’on s’accorde dans ces moments particuliers, n’est-ce pas ? Ne me jugez pas, c’est créativité à fond, je lance une bouteille à la mer, freedom of mind, tout ça, et je me suis dit, si on faisait un mascara qui fait A LA FOIS allongeant et volumateur ? Non ? A LA FOIS ? ».

Dingue.


A bientôt les petits clous!

mardi 26 juin 2012

La fête de l'école

Mes chers petits clous,

Tous les ans, en juin, il y a la fête de l’école.

La fête de l’école, c’est un moyen pour l’école de remplir (en partie) la cagnotte de la coopérative, et pour les parents de se sentir de bons parents en dédiant avec abnégation un samedi entier à leurs enfants (ceci sans compter les heures de préparation les jours d’avant si d’aventure ils tiennent un stand ou si sur un coup de tête ils ont accepté de faire des préparations culinaires. Erreur de débutant).

A noter : un des gros avantages, quand même, c’est que la fête de l’école peut permettre de débarrasser sa cave en proposant des lots de vieilleries pour la tombola (pour laquelle vous n’achèterez SURTOUT PAS de tickets, sous peine de risquer de récupérer les vieilleries en question, ou bien des pires).

La fête de l’école, c’est aussi la joie de se lever tôt même un samedi matin, ce qui vous permettra de profiter à fond de cette journée. En effet, les enfants doivent être à 8h30 à l’école pour le fameux spectacle de fin d’année. Donc vous aussi.
Vous laissez donc avec ravissement votre radio réveil réglé sur la même heure qu’en semaine, quelle chance : pas besoin de l’éteindre le vendredi soir !

8h30. Vous écoutez, avec presque la larme à l’œil (si si), des chansons accompagnées par une bande instrumentale sur cassette lue sur un pauvre radio CD datant des années 70, comme d'ailleurs les chaises sur lesquelles vous êtes assis. Enfin assis c’est un grand mot, ces chaises étant adaptées à un fessier et une taille d’enfant, ce qui n’est évidemment pas votre cas. Je parle de la taille, bien sûr. Pas du fessier.

8h35 : Le chant des partisans débute. Il sera suivi par « Un autre monde » de Téléphone. J’aime la neutralité politique de la classe enseignante.
Tout cela est activement porté par une maitresse de chœur dévouée (à ce niveau là c'est carrément de l’abnégation) qui gesticule manière sémaphore.

9h30 (oui, une heure, c’est possible) : place à la danse. Si vous tenez jusque là.
En fait, vous tenez, rapport aux parents modèles, tout ça.
Vous découvrez avec effarement que la moitié des filles de CM2 ont déjà de la poitrine, ah là là il n’y a plus de saisons moi je vous dis ma bonne dame.
Vous assistez à diverses acrobaties désynchronisées, pataudes et balourdes, sauf bien entendu celles réalisées par votre enfant. Après une demi-heure de ce régime, une gamine de 8 ans qui doit être la seule à posséder un semblant de fibre artistique fait un grand écart facial sans effort, juste histoire de vous clouer le bec.

Les ligaments endoloris rien qu’à l’idée de faire la même chose (ou bien est-ce la chaise ?), vous vous relevez alors en applaudissant à tout rompre, ou au moins plus fort que les parents d’à côté histoire de montrer combien vous êtes encourageants pour vos enfants. C’est important.

Ensuite, c’est la fête. Vos enfants courent partout, entre le stand de pêche aux canards, celui de maquillage et celui de chamboule-tout. Vous tentez de les garder en vue un minimum, puis vous abandonnez et vous repliez devant la porte de la cour histoire de les choper si jamais ils tentent de sortir.

Vous retrouvez là les autres parents avec lesquels vous en profitez pour casser du sucre sur le dos du personnel enseignant.

Vous savez qu’au moins, vous n’aurez pas à faire à manger. Vos enfants gavés de barbe à papa, de parts de quiche et de gâteaux, avec deux ou trois verres de jus de fruit par là-dessus, et un hot dog ou deux, n’auront pas faim.

Pour la peine, vous vous prenez vous aussi une part de gâteau. Vous ne comprenez pas pourquoi la personne devant vous repart systématiquement avec la part qui lui fera trois jours, et vous vous tapez la toute petite qui reste. Vous vous dites que du coup, il faudra quand même que vous adhériez l’année prochaine à une association de parents d’élèves, ne serait-ce que pour avoir des parts de gâteaux normales.

Il est 16h, les enfants sont fatigués donc fatigants, vous êtes mort, vous rentrez, votre retour est bien sûr ponctué de récriminations et de pleurs pour une raison ou une autre (« Arthur il est resté ! », « j’ai pas joué aux boules ! », « je voulais de la barbe à papa bleue et pas rose ! » ou bien juste « je suis chiant, et je l’assume »).

Heureusement, c’est une fois par an.

Rassurez-moi... c’est comment chez vous, la fête de l’école ??

A bientôt mes petits clous !

lundi 25 juin 2012

En Famille

Mes petits clous,

Enviez-moi.

Ma vie de blogueuse est émaillée de propositions multiples pour des soirées, des à-côtés ou des sorties tous plus fous les uns que les autres. Genre, un afterwork pour visiter une grande surface relookée en région parisienne (true story).
Je sais, j’ai une vie de folaï.
Non, sérieusement, je n’y suis pas allée à celui là. Le trip : « et maintenant, mesdames et mesdames, observez les lumières basse consommation spécialement étudiée pour faire ressortir la couleur des légumes tout en protégeant les vitamines ! Bien, passons maintenant au rayon charcuterie» me disait moyen après une journée de boulot.


Heureusement pour moi (et pour vous), il y a aussi des trucs intéressants. Par exemple, lundi dernier, j’étais à une soirée privée chez M6 (oui, je sais, je me la raconte un peu) pour présenter leur nouvelle série qui remplace « Scènes de ménages » dès ce soir.

La série s’appelle « En famille », et non, elle n’est pas basée sur le roman d’Hector Malot de 1893. Enfin je ne crois pas. Faudrait que je le relise, mais dans ma mémoire, dans le livre, il n’y avait ni grand-mère soixante-huitarde, ni petit-fils rugbyman.

Dans cette série, on est plongé dans les relations familiales de trois générations de « Le Kervelec », par tranches de vies souvent drôles et toujours tendres, ponctuées par des apartés en face caméra.

Dans la famille Le Kervelec, il y a Jacques et Brigitte, les grands-parents, leurs deux filles Marjorie et Roxane, Kader leur gendre, et les petits enfants : Antoine et Chloé, les ados de Marjorie, et Hugo et Diego, les jumeaux nouveau-nés de Kader et Roxane.

Je vous arrête tout de suite : même si on y parle souvent de pêche et de crêpes, la série n’est pas exclusivement réservée à un public breton. Au contraire, c’est plutôt tout public, soit comme pour les bons jeux de société, de 7 à 77 ans.

Les « Le Kervelec » sont une famille tout ce qu’il y a de plus normale, c'est-à-dire avec des personnages totalement névrosés qui se connaissent par cœur et s’aiment beaucoup. Les scénettes sont drôles et bien menées, souvent traitées suivant des axes différents car (et je pense que c'est une des forces de la série) une bonne dizaine d'auteurs participent à l'écriture des scénarios. Les interactions entre les membres de la famille sont finement décrites et totalement réalistes, il y a du rythme, bref, impossible de s’ennuyer !

Et, pour tout vous dire, j’ai adoré les petits-fours rencontrer les comédiens super accessibles et disponibles, un vrai bonheur, et notamment Tarek Boudali qui joue Kader, le gendre, et qui était dans la Bande à Fifi sur Canal (on a les références qu’on peut)... Là, il est avec Charlie Bruneau qui joue Roxane.

C'est lui, à droite (comment ça vous vous en doutiez?)


Voilà, rendez-vous ce soir lundi 25 juin pour le premier épisode, sur M6 à 20h05, moi en tout cas j'y serai (et ce, avec de très bonnes raisons dont je ne peux pas encore vous parler mais très bientôt si... je croise les doigts!).

Et en plus, vous n'avez pas l'excuse du foot pour ne pas regarder.

A bientôt les petits clous!


Crédit photo Gaël Cornier/M6

mardi 19 juin 2012

Absurde


Mes petits clous,

Pour qui aime l’absurde, ma vie frôle parfois la perfection.

- Pôle santé bonjour !
- Bonjour, j’aimerais prendre rendez-vous pour une mammographie.
- Oui, une mammographie de quoi ?

Parfois, je m’envierais presque.



Parfois, je loue une camionnette chez Carrefour, parce que c’est pratique et pas trop cher.

Article2 :  UTILISATION DU VEHICULE 
[...]Le LOCATAIRE s’engage à utiliser le Véhicule en « bon père de famille » et conformément à sa destination, ce qui, pour un véhicule utilitaire, est principalement celle du transport de marchandise.[...] 

Je ne sais ce que je préfère dans cette phrase, son machisme ordinaire qui hérisse les poils de la féministe que je deviens un peu plus de jour en jour, ou bien les nombreuses imprécisions qui l’émaillent et qui entretiennent un flou juridique sans aucun doute voulu par l’avocat véreux et hors de prix responsable de la ponte des Conditions Générales de Location. Avec un C, un G, et un L majuscules.



Parfois, je pars en séminaire, parce que je suis dans une entreprise très grosse et qui connait moins la crise que les autres.

Le chauffeur de car s’est trompé et a failli nous déposer devant l’hôtel Kyriad. Je crois que certains ne s’en sont pas encore remis tellement ils rigolaient. Non mais Kyriad, sérieux, vous vous rendez compte, pour un séminaire ? Un trois étoile seulement quoi. Quel humour ce chauffeur, on devrait l’engager comme clown.
Sinon, dans d’autres boites, il y en a qui perdent leur boulot, aussi.



Parfois, je me dis que c’est le monde entier qui est absurde. Autant en rire, non ?



A bientôt mes petits clous!

mardi 22 mai 2012

Les bonnes raisons d’avoir des enfants (part 1)

Mes chers petits clous,

Ce billet inaugure une nouvelle série portant sur les bonnes raisons d’avoir des enfants.
Parce qu’il y en a. Aussi.

Je remercie d’ailleurs mes partenaires, j'ai nommé Ikea, les crocos rouges Haribo et Nintendo.

Et voici donc la première bonne raison d'avoir des enfants:

Laisser répondre ses enfants aux démarcheurs par téléphone. 

 Ce sont de petits moments comme ceux là qui font tout le sel de la vie.

Exemple :

Un soir de semaine, 19h58, je suis dans la cuisine en train de découper des légumes, faire cramer des oignons, réfléchir à la prochaine lessive que je dois lancer ce soir en fonction de ce qu'il reste dans l'armoire des schtroumpfs,  penser qu'il faut qu'on remplisse la déclaration d'impôts, vérifier les devoirs de Grand Schtroumpf.

Dring, dring, réclame le téléphone dans le salon.

Petit schtroumpf passe immédiatement en mode tête chercheuse, plus excité qu'un acarien au salon de la moquette. J'entends la cavalcade des schtroumpfs qui se disputent le combiné « c’est moi » « non, c’est moi » « maman !!! Il veut pas me laisser le téléphone », quelques bruits de coups sourds puis des grognements sonores et des reniflements itou de grand schtroumpf:

-  Maman !!!!!!!!!!! il m’a :
  • tapé
  • pincé
  • mordu
  • fait mal
 (au choix)

Petit Schtroumpf, pendant ce temps là, se colle le téléphone à l’oreille, met le haut parleur et ne dit rien.

Le démarcheur (très pro) : - Bonjour !

Pas de réponse.

Le démarcheur (très pro) : - Bonjour !

- Allooooooooo ?

Le démarcheur (très pro, mais moins assuré) : - oui bonjour, tu peux me passer ta maman ou ton papa s’il te plait ?

- c’est qui ?

Le démarcheur (toujours pro) : - tu peux me passer ta maman ou ton papa s’il te plait ?

- c’est qui ?

Le démarcheur (pro avec une pointe d'impatience dans la voix) : - Je voudrais parler à ton papa ou à ta maman, tu peux me les passer ?

- mon papa il est pas là.

- Et ta maman, elle est là ?

- oui

- ...

 - ...

Le démarcheur (pro, mais moins quand même) : - Et... tu peux me la passer ?

- Non elle peut pas elle fait caca.

- ...

- Tu sais, ma maitresse elle s’appelle Marie et Manivelle.

Le démarcheur, résigné : - C’est un joli nom. Tu me passes ta maman ?

- Ma maman elle fait la cuisine. Elle fait des pâtes. Et toi, tu fais quoi ?

Le démarcheur, prêt à craquer : - Je téléphone. S’il te plait, va chercher ta maman...

- Mamannnnnnnnnn ? Mamannnnnnnnnnnn ? C’est pour toi !

Moi, un peu sadique : - c’est qui ?

Le schtroumpf, bien fort dans l’appareil : - c’est qui ??????????

Le démarcheur, qui a jeté l’éponge, est en train de devenir fou et de manger son chapeau : - C’est important.

J’ai pitié. Je prends le téléphone:

- Allo?

Le démarcheur, dont le soulagement est audible : - Bonjour Madame, dans le cadre de la campagne Bleu Ciel d’EDF nous prenons gratuitement rendez-vous dans votre commune cette semaine pour évaluer l’isolation de votre maison et les économies que vous pourriez réaliser. Nous avons des disponibilités jeudi dans la journée et vendredi matin, quelle date préférez-vous ?

Moi (un peu sadique, je porte le coup de grâce): - Vous dites ? La campagne Bleu Ciel cette semaine dans ma commune ? Non mais en fait c’est de la publicité mensongère votre truc, vu qu’ il pleut depuis lundi. Et en plus, jeudi je dois brosser ma tortue, et vendredi, j’ai piscine. Bonne soirée monsieur.

Et je raccroche.

Maintenant, j’aime bien les démarchages au téléphone.

mardi 15 mai 2012

La mort expliquée aux enfants

Hello les petits clous !

J’ai beau être une mère moyenne dans certains domaines, genre (en vrac) apprendre à faire du vélo, jouer au football, m’intéresser aux tournois de beyblade, organiser des goûters d’anniversaire avec location de poneys (c’est qu’on peut pas tout faire, ma bonne dame), j’essaie de répondre aux questions des enfants, même les plus dérangeantes, de la manière la plus honnête possible. I know, I’m a goddess.

Et ceci, même lorsqu’à deux ans ( !), Schtroumpf Curieux alias number one commença à nous demander ce qu’était la mort.

A l’époque, je pensais lui avoir fait une réponse modèle à tout point de vue, genre 19/20 en diplôme de psychologie parentale, tout ça.

- Maman, il y a quoi après la mort ?
- Après la mort… euh… et bien, je ne sais pas. En fait, personne ne sait vraiment. Mais certains croient qu’on laisse son corps sur terre parce qu’on n’en a plus besoin, et que l’esprit monte au ciel. D’autres personnes pensent qu’on se réincarne, ça veut dire qu’on revient sur terre sous la forme d’un bébé qui vient de naitre, ou d’un animal. Certains pensent qu’il n’y a rien, qu’après la mort c’est fini. Qu’est-ce que tu crois, toi ?

Genre, il allait lâcher l’affaire aussi facilement.

A priori, 5 ans après, il est toujours obsédé par la chose. On a eu droit à des questions régulières, alternant avec des phases de mutisme sur le sujet, mais il faut se méfier de l’eau qui dort (et aussi, en vrac, des amis qui vous veulent du bien, des messages annonçant que vous avez gagné 4 millions de dollars zimbabwéens, et des seaux d’eau en équilibre instable sur les portes mais ça n’a rien à voir).

Pas plus tard qu’hier, j’ai eu droit à une crise à table, entre deux bouchées d’œuf à la coque (sans aucun rapport du tout du tout avec le fait que son père soit parti seul deux semaines en vacances loin et au soleil) (du tout) (pure coïncidence) (pas l’œuf à la coque, la crise) (quoique) (quoi, digression ?).

Allez, juste pour vous, une petite mise en situation :

Les Personnages : 

SC = Schtroumpf curieux, c'est-à-dire Number One, enfant de 7 ans de sexe masculin, fils de MM, frère de SG

MM = moi-même, maman et femme particulièrement dynamique, polyvalente, drôle, intéressante, tendre, avec un mélange rare d’autorité naturelle et de charme

PVI = petite voix intérieure de MM, personnage au caractère bien trempé et n’ayant pas sa langue, ni ses yeux, dans sa poche

SG = Schtroumpf Gourmand, alias Number Two, enfant de trois ans de sexe masculin, frère de SC et fils de MM

ACTE I.  Scène 1. 

Une maison de banlieue parisienne, une belle soirée ensoleillée de mai, lors du repas du soir. Le père est absent, SC, SG et MM sont réunis autour de la table familiale pour partager un repas préparé avec amour à partir de produits bio et éco-responsables, la salle à manger ouvre sur le jardin dans lequel deux cerisiers portent des fruits qui commencent à rosir. Les martinets fouaillent l’air de leurs cris perçants, et les marguerites forment des ilots de blancheur dans l’herbe qui s’assombrit avec le jour qui tombe.

SC se met à pleurer à grosses larmes de crocodiles qui roulent sur ses joues et tachent lentement le bois de la table.

PVI : Faudrait vraiment qu’on la vernisse, cette table, ça va finir par marquer, à la longue.

SC : C’est trop nul, la wii.

MM (indignée): Comment ça c’est trop nul la wii ? Si t’es pas content t’en feras plus, après tout c’est la mienne !

SC (plus fort, entre deux reniflements): Non, pas la wii, c’est trop nul, l’AVI !

MM (rassurée): Oh ben non, tu peux pas dire ça, OK, on peut y associer que deux pistes audio mais quand même on peut le lire quasiment sur n’importe quel OS...

SC (plus fort): LA VIE !! C’est trop nul, LA VIE !!

PVI : Tu es une mère indigne. Ton fils est en dépression profonde, très certainement par ta faute. Note pour tout de suite : trouver un bon pédopsychiatre dans le coin. Et en plus, tu fais des blagues pourries.

MM (emmerdée): Ah. La VIE. Bien sûr. Damned. Et euh, mais, pourquoi c’est quoi donc ?

SC (en pleurant): La vie, c’est trop nul parce qu’il faut mouriiiiiiiiiiiiir.

MM (TRES emmerdée): Ah ouii. Ca.

PVI : Note pour tout de suite : Oublie le pédopsychiatre. Par contre, 7 ans, ce ne serait pas un peu jeune pour cogiter à des trucs comme ça ? Toi, tes première crises d’angoisse sur la mort tu les as eues à 28 ans, et encore t’étais enceinte, t’avais une excuse, presque. Tu l’aurais pas un peu traumatisé avec tes histoires ?

MM : Non, mais en fait, tu sais hier quand je t’ai expliqué comment on faisait les bébés ?

PVI : Bizarre comme quand le papa n’est pas là tu as droit à un tir groupé des questions qui tuent …

MM : Et ben en fait je t’ai dit que le papa et la maman donnait chacun une cellule pour fabriquer un bébé, ça veut dire que dans chaque personne il y a un peu de son papa et un peu de sa maman qui continuent à vivre. Donc on ne meurt pas tout à fait, on transmet une partie de soi à ses enfants.

PVI : Et hop, dans les dents.

SC : Oui, mais si moi je n’ai pas d’enfants?

PVI : Entrée directe à la troisième place des métiers possibles pour plus tard : avocat  et/ou homme politique.

MM : Euh. Oui. Bon. Mais sinon, il y a les souvenirs, tout ça.

Fin de la scène 1 

La mort, finalement, c’est pire que le sexe comme question. Parce que le sexe, en gros (ou pas) (amis geeks, bonsoir), on sait comment ça se fait, à quoi ça sert, et ce qui se passe après.

Alors que la mort, point.

La plus jolie phrase sur ce qu’est la mort ? Je crois qu’elle revient à la fille d’un ami (spéciale dédicace).
« Qu’est-ce que tu as fait ce week-end ? » 
« Je suis allée arroser mamie ». 

Voilà. C’est exactement ça, la mort.

A bientôt mes petits clous !

vendredi 4 mai 2012

Chut... Je rêve?

On dirait que j’aurais tellement d’idées de sujets à traiter sur ce blog que je ne saurais plus où donner de la tête et que je pondrais un article par jour.

On dirait que je ne serais pas qu’une vile oblomoviste sans foi ni loi, mais surtout sans foi.

On dirait aussi que vous n’avez pas cherché oblomoviste sur google.

On dirait que le soir, je ne m’endormirais pas devant des émissions télévisuelles de plus ou moins bon goût, mais plutôt moins.

On dirait qu’il ferait beau.

On dirait que les costumes des agents RATP seraient bien coupés et d’une jolie couleur, on dirait que je serais dans cet avion qui vole très loin là-haut, on dirait qu’on pourrait lire du flash sur les iPads, on dirait que les sabres lasers existeraient vraiment.

Sinon, c’est la journée Star Wars, aujourd’hui.

Bonne journée, les Jedi!

mardi 24 avril 2012

de tout petits riens

Hello mes petits clous !

Aujourd’hui, je ne vais pas vous parler de l’élection présidentielle. Si, par le plus grand des hasards, vos esgourdes submergées par les banales insanités dégueulées par vos appareils télévisuels n’ont pas encore crié grâce, si vos doigts parkinsoniens engourdis par les longues veillées sans sommeil devant vos écrans LCD 16 millions de couleurs possèdent encore des velléités de cliquer sur les absurdes truismes d’encéphalopathiques remâcheurs d’analepses idées, passez votre chemin, ici point de cela.

Ces dernières semaines, la faute aux jours de congés qu’il faut bien solder avant fin mai, sinon on les perd, et ça c’est ballot, je n’ai fait que quelques apparitions furtives sur ce blog entre une semaine au ski et une semaine à Djerba, j’aime les extrêmes. Et le soleil. (Ma peau, moins, mais c’est une autre histoire).

Ce qui est bien dans les vacances, c’est l’option club enfant. A ceux qui m’opposerait que je joue trop la carte « mère indigne » pour que ce soit totalement crédible, je rétorquerais que oui, je sais que j’aurais été une très mauvaise assistante maternelle, et que je ne fait pas ce constat de gaité de cœur mais que parfois il faut affronter la réalité en face.

Tiens les enfants. Eux aussi ils ont adoré les vacances. Surtout, dans l’ordre, les crêpes, le billard et le bonbon à l’atterrissage. Et l’expression : lâcher une caisse.

Bizarrement, celle-là, petit schtroumpf l’a parfaitement assimilée, contrairement à d’autres qu’il possède encore approximativement. Ainsi, il y a régulièrement des robots noirs qui volent dans notre jardin, j’ai besoin d’un poussin pour dormir, les schtroumpfs peuvent manger des pauvres corn devant le film, quand ils sont sages, et maintenant qu’il a pris l’avion, petit schtroumpf aimerait passer à l’étape suivante et faire du parapute. Je lui ai dit qu’il avait bien le temps et qu’en plus, s’envoyer en l’air de cette manière, ça coutait cher.

En tout cas, j’ai pratiquement épuisé mon stock de jours de vacances, je n’ai donc plus aucune excuse pour ne pas reprendre une activité régulière par ici. C’est écrit, cochon qui s’en dédit. Croix de bois, croix de fer.

A bientôt donc, pour de nouvelles aventures...

Ciao les petits clous !

mardi 3 avril 2012

Grande vitesse

 J'aime le train. J’ai toujours aimé le train. M’asseoir près de la fenêtre, la tête appuyée contre la vitre. Regarder.

J'y retrouve cette impression d'espace que l'on ressent parfois dans ces pays étrangers où le regard porte loin. Il y a tant à voir, la nuance ocre particulière de la terre, le lièvre surpris au détour d'un bosquet, quelques maisons alignées dans une vallée...
Des nuages, et du ciel.

Je vois...

Des banlieues, des gares de triage, des entrepôts.
Des bassins de traitement des eaux usées. Des fleuves.

Un hôtel Formule 1.
Un pont.
Loin, l'inflexion d’une colline.
Un terrain de football vide, fraîchement tondu.

Une ligne haute tension aux oreilles de chat dressées.

Des jardins ouvriers.

Une croix sur un mont, et des peupliers près de la rivière.

Un magasin Leclerc.

La cheminée en brique d'une usine et une colonne de fumée au loin.

Un éclat de givre sur l'herbe en lisière du bois. Un petit frisson me prend à le contempler.

Je vois...

Le carré parfait d'un cimetière.
La lumière.

Un toboggan en plastique vert, dans un coin de jardin. Les hommes ont disparu.

Je vois...

Un tunnel noir, un ensemble HLM aux murs écaillés.
Une maison bourgeoise, enguirlandée de lierre.
Un chemin qui part, sans fin, et je veux le prendre un petit moment.

Cette maison isolée, la blancheur de ses pierres et les taches de couleur des magnolias, j’imagine la chambre qui va avec, le lit bateau en bois, le matelas moelleux mais un peu fatigué et le couvre-lit piqueté de roses à la Aubusson.

Tout cela passe si vite, que je dois ouvrir les yeux grands grands, pour ne rien rater, pour emmagasiner des images, encore et encore, à en perdre haleine.

J'aime le train. J’ai toujours aimé le train. M’asseoir près de la fenêtre, la tête appuyée contre la vitre. Voir.

jeudi 15 mars 2012

Ton invitation (sur facebook)

J'ai accepté par erreur
Ton invitation
J'ai du me gourer dans l'heure
J'ai du me planter dans la saison

C’est un malentendu
J’ai cliqué avec mon doigt, mais
Je n’avais pas vraiment vu,
Que tu postais des trucs comme ça
Je m’en fous de ton nouveau blouson
Et de toutes tes péroraisons
Tu sais j'suis pas une meuf sympa
Et je merde tout ça tout ça

Tu sais je suis pas tendance
Et puis je parle français tu vois
Excuse mon ignorance
Le langage SMS je connais pas
 
Si tu veux on parle de toi
Si tu veux on parle de moi
Parlons de ta future vengeance
Que t'auras toi sur moi

Disons entrecoupé de silences
Que Farmville je n’y joue pas
Et que tous tes groupes rances
Ne m’intéressent pas tu vois

J'ai bloqué par bonheur
Tes publications

Je ne vois plus à chaque heure
Une nouvelle photo de chaton

Sur mon mur facebook plus de traces
La censure est efficace
Tu sais j'ai pas toute ma raison
Tu sais j'ai toujours raison...