mardi 14 décembre 2010

Versatile ?


Bonjour mes petits clous !

Je crois que je vais me reconvertir. Dans la pub, s’entend. La création de slogans.

Prochainement, je pense lancer le « skiez tendance à la Défense » (ça devrait être d’actualité d’ici jeudi, d’après Météo France).

Je suis hyper douée, je sais.

Le truc, c’est qu’il y a plein de métiers qui me plaisent, potentiellement.

Scripte pour le cinéma. Obstétricienne. Ecrivaine de romans policiers. Naturaliste. Chanteuse. Formatrice en développement personnel.

J’ai manqué ces rendez-vous avec cette partie de moi, pour des raisons diverses…

Par manque d’information, parce que plus jeune, quand j’allais au CIO (centre d’information et d’orientation), la seule chose sur laquelle ils pouvaient me renseigner, c’était les métiers manuels et les bacs pros. Rien pour les personnes en filière scientifique qui n’avaient aucune idée de ce qu’ils voulaient faire plus tard. Je ne sais pas si ça a changé... Il existe des milliers de métiers passionnants et très pointus, mais je ne les découvre que peu à peu au fil de mes rencontres, de mes lectures, de mon expérience… Tiens, par exemple, celui-là : créer des noms de marque (je te conseille ce témoignage qui est passionnant).

Je suis aussi passée à côté d’autres occasions par manque de maturité… J’ai refusé quand j’en avais l’âge de faire médecine, parce que je ne voulais ni passer ma vie dans un laboratoire, ni soigner des petits vieux toute la journée. Aujourd’hui, j’aimerais (et je pense en avoir les capacités, humaines et intellectuelles) être obstétricienne. C’est un métier qui marie à la fois la rigueur scientifique et un côté humain tellement fort qu’il emporte tout le reste…

J’ai abandonné peu à peu, laissé en sommeil, d’autres capacités, par manque de temps. J’ai laissé tomber la musique, moi qui ai joué, chanté, dans des orchestres, dans des groupes, depuis mon plus jeune âge… De même, l’écriture dans laquelle j’aimerai m’investir, n’est qu’un passe-temps pour moi, bien qu’elle soit bien plus présente dans ma vie maintenant qu’il y a quelques années.

Finalement, je n’ai pas voulu m’engager dans certaines voies par manque de couilles. Moi qui aurait rêvé de devenir naturaliste, qui pouvait apprendre par cœur dès 6 ans tous les bouquins descriptifs sur les mammifères d’Europe et passer des heures à observer une araignée tisser sa toile en m’en émerveillant à chaque fois (encore maintenant), moi qui ait comme un sixième sens pour découvrir en premier un animal dans un paysage… J’ai renoncé à tout ça, parce que ça impliquait de déménager sans cesse, d’être payé au lance-pierre, que ça rendait difficile une vie de famille stable…

Mais, finalement, tout ceci a procédé de choix, conscients ou non. Et je ne crois pas non plus qu’il soit trop tard pour tout, sauf si je me mets à le croire.

J’ai aussi fait des métiers que j’ai aimé, d’autres moins. J’ai appris que lorsque le métier n’était pas passionnant, l’entourage professionnel était déterminant et que finalement, ce qui importait, c’étaient les personnes…

Je n’ai pas renoncé à tout. Il y a peu de chances que j’aille un jour étudier les gorilles au Congo, ou que j’accompagne à une naissance. Mais ce que je suis aujourd’hui, et ce bilan, je ne peux le faire que parce que ce que j’ai traversé m’a conduit là, en un sens. Finalement, je n'ai sans doute pas manqué ces rendez-vous, au contraire, c'est mon parcours actuel qui a aussi aidé à prendre conscience, parfois tardivement, de ces capacités et de ces envies, d'une manière détournée. J'ai aussi appris que je ne pourrai sans doute pas m'épanouir pleinement en m'enfermant dans une de ces voies, que trop de choses en moi nécessitaient de pouvoir s'exprimer. Et que je devrai, encore et encore, faire des choix...

A bientôt mes petits clous!
*

5 commentaires:

Flooe a dit…

Tout est question de choix...le plus dur c'est d'être conscient des relations de cause à effet de nos choix et en assumer les conséquences !

Pour moi,il n'y a pas de mauvais choix,il n'y a que de nouvelles expériences au travers desquels il faut tirer un enseignement !

je suis bien philosophe dit donc xD

Eleonore Kong a dit…

Super article, super blog :-) Je suis la faiseuse de nom de (Dé)maquillage... La rencontre avec ce métier était un rendez-vous réussi (bien que ça n'aie pas toujours été facile) mais il y en aura d'autres. De toute façon vu la précarité actuelle on est tous appelés à changer de métier au cours de notre vie, et ce n'est pas une si mauvaise nouvelle !! Je serai peut être un jour prof de yoga, psy, créatrice de mode, coach... J'essaie de garder les yeux grands ouverts (et commencer jeune à rencontrer des gens divers) et de croire en moi, c'est pas facile mais tout est possible :-)

Eric a dit…

Ouh là là comme je me reconnais dans ce billet ! Cependant, je viens de terminer une formation de 5 années, en dehors du boulot et je vais aller tout doucement vers ce que j'aime. Allez, courage Valérie !!!

Mariedk a dit…

André Gide a dit :"Choisir, c'est renoncer". Choisir, c'est forcément renoncer à quelque chose mais en même temps, si on la possibilité de choisir, c'est que par ailleurs, l'on est riches de possibilités...
J'ai pris des chemins détournés pour arriver à ce que je fais aujourd'hui. J'ai fait des choix en fonction de ma situation de l'époque, ça n'a pas été simple et ça m'a pris du temps mais c'est riche de mes expériences passées que je peux enfin faire ce qui me plaît et exceller dans mon domaine aujourd'hui. J'aurais encore d'autres choix à faire, sûrement d'autres chemins à prendre pour satisfaire mes envies de demain... La vie, c'est ça, c'est s'adapter en permanence, et revoir son itinéraire en fonction du contexte. Et ce n'est pas parce qu'un jour nous avons du abandonner certains rêves qu'ils sont perdus à tout jamais...

Valérie a dit…

@Flooe: le plus dur, c'est surtout de savoir que ce sont des choix, car certains sont inconscients. A partir du moment ou c'est conscient, c'est déjà plus facile

@Eleonore Kong:Merci!

@Eric: TU m'intrigues... c'est sur quoi ta formation??

@MarieDK: C'est super de se sentir bien là ou on est.. Je ne suis pas sûre d'en être là (pas tous les jours, en tout cas)

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